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La Scoumoune – Sans Belmondo

 

La scoumoune – sans Belmondo

Grégory Guilvert a pris part au troisième rendez-vous de la GT4 European Series à Spa-Francorchamps. Un événement toujours prisé, avec l’ambiance des 24 Heures de Spa qui irradie le week-end. Le double-tour d’horloge ardennais rappelle de bons souvenirs au Seine-et-Marnais, notamment cette 4e place au général en 2014 en compagnie de Stéphane Ortelli et d’Edward Sandström. Mais cette année, après des essais et débuts de course prometteurs, l’Audi R8 LMS GT4 du team Speedcar que Greg partage depuis début 2025 avec Paul Petit a rencontré des ennuis techniques et a été contrainte par deux fois à l’abandon.

On peut aimer le sport automobile pour tout un tas de raisons. La performance des mécaniques, la bravoure des pilotes, la beauté des sites dans lesquels se déroulent les courses. Il y a aussi les rebondissements, les situations inattendues, voire improbables, pouvant se produire lors d’un départ, un arrêt au stand, un dépassement, une neutralisation, dans un virage et même en ligne droite ! Prenez Greg, par exemple. En juin 2025, l’équipage Guilvert-Petit a magistralement gagné la course 1, avant que Paul ne se fasse pousser en tête à queue et percuter par plusieurs voitures en haut du Raidillon. Un an plus tard, le même duo dans la même équipe et avec une Audi verte identique n’a connu ni l’extase de la victoire, ni, fort heureusement, la frayeur de l’accident. Juste une double bulle au tableau des points alors que deux chances de podium se profilaient.

Le meeting avait bien commencé, par un meilleur temps absolu pour Greg en Free Practice. « C’était de bon augure. Je sentais qu’on n’avait peut-être pas la voiture pour gagner, mais tout de même de quoi nous battre devant. En qualif, j’ai fait le job avec le 4e temps, le meilleur du clan Audi derrière trois McLaren. »

Les organisateurs avaient prévu de donner le départ, non plus du côté des stands F1, mais dans la descente avant le Raidillon, en réduisant la vitesse d’approche. Une bonne décision car aucun incident fâcheux ne s’est produit, ni vendredi ni samedi, lors de cette phase toujours délicate quand 45 voitures visitent un tel monument ! « Au départ de la course 1, je me fais un peu enfermer et dans l’enchainement des Combes, léger contact avec une BMW qui fait sauter la coquille de rétroviseur. Je ne voulais pas trop m’exciter surtout quand je me faisais attaquer par des concurrents Pro-Am, qui allaient rentrer dans le rang après les pitstops. »

Greg est 8e au cap du quart d’heure de course, au moment où quelques gouttes se mettent à tomber sur Francorchamps. Il reprend deux positions avant de laisser le volant à Paul Petit. Le Limousin ressort de la pitlane au 6e rang, en lutte avec deux BMW et une Ford Mustang pour le podium. Il parvient à se hisser P5 mais à 18 minutes de l’arrivée, la dégringolade au classement commence. « Paul a perdu la tension de la batterie, au point de ne plus pouvoir passer les vitesses. Samedi, il m’est arrivé la même chose. Paul a fait un méga départ, il est resté dans le bon wagon qui se battait pour le Top 3. Idem quand j’ai repris le volant en 4e position, mais à un quart d’heure du but, rideau ! »

Les mêmes symptômes aboutissent au même diagnostic. « Le team a prévu des tests pour essayer de trouver la panne. Dommage, on aurait aimé mettre de gros points au championnat alors que parmi nos adversaires directs, certains ont connu des revers. Mais la magie de Spa reste la même, on voit toujours des belles courses, en GT4 comme en GT3. »

Pour se remettre d’une déception, rien de tel qu’une course de karting du championnat de France KZ2 Master Long Circuit. Les sensations uniques de ces engins, la bagarre à l’aspiration aux avant-postes… Mais cette année, décidément, rien ne se passe normalement. Greg pointait en tête du classement intermédiaire après les manches mais l’épreuve a dû être interrompue à cause des incendies qui se rapprochaient dangereusement du circuit de Lédenon. On aime l’incertitude du sport mais il y a des limites ! Vite, l’Italie, l’Adriatique, Misano les 18 et 19 juillet, pour d’autres aventures revigorantes !

 

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